lundi 25 mai 2009

Famillesssssssssss

Des regret et des bonheurs, des rencontres, des joies et des peines bref une vie .......



"Toi le frère que je n'ai jamais eu sais-tu si tu avais vécu, ce que nous aurions fait ensemble... "

"Tu es de ma famille, celle que j'ai choisie, bien plus que celle du sang ",

"Ici quand tout vous abandonne, on se fabrique une famille..."

"On ne choisi pas ses parents, on ne choisi pas sa famille..."

Merci J.J. Goldman et M. Leforestier


Pedra Filosofal / Pierre Philosophale 2

Texte original ....




Eles não sabem que o sonho...
é uma constante da vida
tão concreta e definida
como outra coisa qualquer,
como esta pedra cinzenta
em que me sento e descanso,
como este ribeiro manso
em serenos sobressaltos,
como estes pinheiros altos
que em verde e oiro se agitam,
como estas aves que gritam
em bebedeiras de azul.

Eles não sabem que o sonho...
é vinho, é espuma, é fermento,
bichinho álacre e sedento,
de focinho pontiagudo,
que fossa através de tudo
num perpétuo movimento.

Eles não sabem que o sonho...
é tela, é cor, é pincel,
base, fuste, capitel,
arco em ogiva, vitral,
pináculo de catedral,
contraponto, sinfonia,
máscara grega, magia,
que é retorta de alquimista,
mapa do mundo distante,
rosa-dos-ventos, Infante,
caravela quinhentista,
que é cabo da Boa Esperança,
ouro, canela, marfim,
florete de espadachim,
bastidor, passo de dança,
Colombina e Arlequim,
passarola voadora,
pára-raios, locomotiva,
barco de proa festiva,
alto-forno, geradora,
cisão do átomo, radar,
ultra-som, televisão,
desembarque em foguetão
na superfície lunar.

Eles não sabem, nem sonham...
que o sonho comanda a vida,
que sempre que um homem sonha
o mundo pula e avança
como bola colorida
entre as mãos de uma criança.

Pedra Filosofal / Pierre Philosophale 1



1969 sur l'unique chaine de télévision, pour la première fois tout un pays va entendre ce texte, certes aujourd'hui la musique parait ringarde et dans un pays libre les paroles n'ont pas le même poids. Mais nous sommes au Portugal, en pleine période de dictature, de guerre coloniale, une période où un rêve de liberté a fait de cette chanson un symbole de la lutte du peuple opprimé.
Toute une génération opprimée s'est mise à croire que "Le rêve commande la vie".
Texte original de Antonio Gedeão, écrit en 1959 et paru dans le recueil "Mouvement perpetuel".
Essai de traduction fait 50 ans plus tard, par moi-même avec une pensée émue pour tous ceux qui ne le liront pas , mais qui m'ont aidé à trouver les mots...






Ils ne savent pas que le rêve…
Est une constante de la vie
Aussi concrète et définie
Qu’une autre chose quelconque.
Comme ce rocher gris
Sur lequel je m’assieds et me repose.
Comme ce ruisseau si doux
Avec de calmes sursauts,
Comme ces sapins si hauts
Qui en vert et or s’agitent,
Comme ces oiseaux qui crient
Enivrés d’azur.


Ils ne savent pas que le rêve…
Est vin, est mousse, est levure,
Petite bête enjouée et assoiffée
Au museau pointu,
Qui fonce à travers tout
Dans un mouvement perpétuel .

Ils ne savent pas que le rêve…
Est toile, est couleur, est pinceau,
Base, hampe, chapiteau,
Arc en ogive, vitrail,
Flèche de cathédrale,
Contrepoint, symphonie,
Masque grec, magie,
Réplique d’alchimiste,
Carte d’un monde lointain,
Rose des vents, Infant,
Caravelle du seizième,
Cap de Bonne Espérance,
Or, cannelle, ivoire,
Fleuret d'escrimeur
Coulisses, pas de danse
Colombine et Arlequin,
Coucou volant,
Paratonnerre, locomotive,
Bateau à la proue décorée,
Haut-fourneau, générateur,
Scission de l'atome, radar,
Ultrason, télévision,
Atterrissage en fusée
Sur la surface lunaire.

Ils ne savent pas, ni ne rêvent…
Que le rêve commande la vie,
Qu'à chaque fois qu’un homme rêve
Le monde avance et s’agite
Comme une balle colorée
Entre les mains d'un enfant.






mardi 19 mai 2009

Antonio Aleixo


Considéré comme l'un des plus importants poètes populaires portugais. Antonio Aleixo est célèbre pour son ironie et la critique sociale toujours présente dans ses vers.

António Aleixo est également connu pour être un homme simple, humble et presque illéttrè qui nous a laissé en héritage une oeuvre poétique singulière dans la scène littéraire portugaise de la première moitié du XXe siècle.

Ses quatrains les plus connus sont rassemblés dans un livre intitulé "Ce livre que je vous laisse" (non traduit en français)



Sei que pareço um ladrão...
mas há muitos que eu conheço
que, não parecendo o que são,
são aquilo que eu pareço.

Je sais que je ressemble à un voleur
mais il y en a beaucoup que je connais
qui sans ressembler à ce qu'il sont
sont ce à quoi je ressemble.
Eu não tenho vistas largas,
nem grande sabedoria,
mas dão-me as horas amargas
lições de filosofia.
Je ne suis pas clairvoyant
je n'ai pas beaucoup de connaissances
Mais les temps amers m'ont donné
des leçons de philosophie.

Não sou esperto nem bruto,
nem bem nem mal educado :
sou simplesmente o produto
do meio em que fui criado.
Je ne suis ni intelligent ni bête
ni bien ni mal élévé
je suis simplement le produit
du mileu où j'ai grandi.


vendredi 15 mai 2009

enfant, ado, adulte


Texte dont je ne connais pas l'auteur trouvé quelque part sur le net ....



Tu es un enfant... quand tu n'as rien à dire au téléphone
Tu es un ado... quand tu parles des heures au téléphone
Tu es un adulte... quand tu paies les factures de téléphone

Tu es un enfant... quand tu ne sais pas ce que tu veux faire dans la vie
Tu es un ado... quand tu as le goût de ne rien faire dans la vie
Tu es un adulte... quand tu te demandes pourquoi tu n'as rien fait dans la vie

Tu es un enfant... quand tu t'habilles comme ta mère veut
Tu es un ado... quand tu t'habilles comme tu veux
Tu es un adulte... quand tu t'habilles comme tu peux








Tu es un enfant... quand tu dors toute la nuit
Tu es un ado... quand tu dors toute la journée
Tu es un adulte... quand tu n'arrives plus à dormir

Tu es un enfant... quand tu ne sais même pas que tu vis
Tu es un ado... quand tu dis que tu n'as jamais demandé à vivre
Tu es un adulte... quand tout ce qu'il te reste, c'est le savoir vivre


Tu es un enfant... quand tu apprends continuellement
Tu es un ado... quand tu n'apprends plus rien du tout
Tu es un adulte... quand tu as tout oublié

Tu es un enfant... quand tu ne comprends rien de ce qu'on te dit
Tu es un ado... quand personne ne comprend rien de ce que tu dis
Tu es un adulte... quand ce que tu dis n'intéresse plus personne.


mardi 12 mai 2009

parce que des fois les mots ne suffisent pas... les images sont là

Mes bien chers frères...


Découvrez Les Escrocs!





LOUKOUM ET CAMEMBERT

Tu les aimes pas,
Les autres marionnettes,
Celles en djellaba
Et turban sur la tête.
Elles font des prières,
Toi, t'en as pas besoin,
T'as du bon camembert
Et t'as du bon vin.
Pendant que tu cavales,
Amassant de l'oseille,
Elles n'ont pour capital
Qu'un rayon de soleil.
Elles grillent des merguez
Le soir sur le balcon.
Toi, t'astiques ta "R16"
Et tu planques tes "ronds".

Donnez-vous la main,
Loukoum et Camembert,
Car vous êtes en chemin
Vers le même cimetière.
Ben Saïd et Durand
Sont à la même école,
Des petits figurants
Dans un grand guignol.

Mais toi le Gaulois,
Le Ducon Lajoie,
Tu les aimes pas
Ces gens-là!
Ils ont d'autres coutumes
Que celles des gens du nord
Qui font dans le costume
Et la côte de porc.
Dans tes vilaines entrailles,
Tu sens monter la haine.
Tu voudrais qu'elles s'en aillent
Et tu cries vive le Pen.
Qu'ils restent chez eux,
Ces fumeurs de haschisch,
On reste entre petits vieux,
Au pays des caniches.

Elles font pleins de rejetons,
Toi, tu préfères les chiens.
Tu te dis à quoi bon
S'encombrer de gamins.
Et pendant que tu t'angoisses,
Sous tranquillisants,
La marionnette d'en face,
Elle fait des enfants.
Elle fait de beaux gamins
Avec les yeux brillants,
Plus brillants que les tiens
Qui crient au droit du sang,
Car sais-tu, pauvre con,
Que le mariage consanguin,
Ça fait pas des canons,
Ça fait des crétins.

Origines .........


Tu sais que tu es fils/fills d'immigrés Portugais parce que..
Comme tous les Portugais...

Il y a minimum un mec de ta famille qui s'appelle Mickael, David ou Felipe...

Tes tantes ou ta mère portent le prénom de Maria, Rosa ou Fatima

Tes oncles ou ton père s'appellent José, Manuel, Fernando ou Antonio... Et parfois même José-Manuel ou Antonio-Manuel

Tu maitrises le billard et le babyfoot grâce à tes étés au café de ton village !

L'été tu as un mariage ou un baptême prévu, au mois d'août, na igreja...

Tu vas à le fête de ton village tous les étés, et tu y vas bien habillé au cas ou a Maria ou o João est la...
Tu as un vêtement qui porte l'emblème du pays ou même écrit PORTUGAL en gros !

Tu as chanté au moins une fois "Oh Maria da-me o pito"...- Et surement aussi "Eu sou o mestre da culinaria"...- Et peut-être même "O bailarico de verão"

Quelqu'un de ta famille, et peut-être même toi, danse dans "um rancho" !

Tu as déjà vu une poule se faire tuer, tu as même peut-être participé !

Tu te demandes si tes parents pensent vraiment que les mots "poubela" "echafrodage", "cemitière" et "gatôsch" (gâteaux) existent en portugais !?!

Tu n'as toujours pas compris comment ton père peut avaler 2-3 bagaços après son café !

Ni d'ailleurs comment il peut manger arroz de cabidela/de sangue et papas en disant que c'est super bon !

Tous les ans t'arrives au mois d'août avec un grand sourire, et tu repars fin août avec bien souvent une larme à l'œil ...

Tu es capable d'avaler une énorme quantité de nourriture même si tu sais que tu vas en souffrir ensuite...

On t'a déjà dit "Migalhas tambem é pão", "Ri-te do vizinho que o mal vem à caminho", "quem nada não se afoga" et toute sortes d'autres proverbes qui donnent des leçons...

Tu as déjà entendu ton père dire "c'est un zero lui..." ou encore "c'est un bonrien" (mélange subtil de 'bon à rien' et de 'vaut rien'...)

Et bien sûr comme tous les Portugais tu es fier de tes origines!
Et fier aussi de ton p'tit surnom, hein "Emilita" ?

Tu sais que tu es bibliothècaire quand...........


- toi seul sais parler en langage UNIMARC et en plus ça permet d’épater la galerie

- genre tu sais d’office qu’en 700 $4, il y a 9/10 pour que ce soit écrit 070 à côté et en plus t’as même pas l’impression que tu fais des maths

- pour toi une douchette ça n'a rien à faire dans une salle de bains
- tu sais qu’il faut faire des études pour ça !

- tu te demandes des fois si en fait il est par marqué assistant social sur ton front

- t’as jamais eu la moindre envie de lire tous les livres de ta bibliothèque, d’ailleurs si ça se trouve t’en a même jamais lu un seul en entier sans que ça te pose un cas de conscience

- tu sais que les livres ça se nettoie avec du produit pour les vitres
- Rameau t’évoque autre chose qu’un musicien

- à force, tu crois que le mot OPAC se trouve dans le dico
- le bruit ça n’a rien à voir avec le silence c’est juste que t’as mal cherché

- tu trouves tout à fait normal de dire " Z3950" plusieurs fois par jour
- tu sais que la collation c'est pas que à 16h

- un renvoi n'est pas une éructation
- tu sais que la collection ce n'est pas que automne/hiver

- une personne te demande où elle peut trouver tel livre et tu lui réponds, oui 914.436 1 ESS et là elle te regarde d'un air dubitatif...grand moment de solitude ...

- le fait de dire IOUPI te fait plus penser à un désherbant qu'à une exclamation de joie

Grandola vila morena


Le 25 avril 1974 à minuit sur les ondes radio cette chanson à retentit. Les capitaines d'avril attendaient ce signal pour entamer la révolution des œillets. Seule révolution au monde qui s'est terminée sans une goutte de sang. Nous avons appris un nouveau mot : LIBERTE


Grândola, vila morena
Terra da fraternidade
O povo é quem mais ordena
Dentro de ti, ó cidade
Dentro de ti, ó cidade
O povo é quem mais ordena
Terra da fraternidade
Grândola, vila morena
Em cada esquina um amigo
Em cada rosto igualdade
Grândola, vila morena
Terra da fraternidade
Terra da fraternidade
Grândola, vila morena
Em cada rosto igualdade
O povo é quem mais ordena
À sombra duma azinheira
Que já não sabia a idade
Jurei ter por companheira
Grândola a tua vontade
Grândola a tua vontade
Jurei ter por companheira
À sombra duma azinheira
Que já não sabia a idade

Découvrez Jose Afonso!

Combien de visiteurs ?